[A SUIVRE] Grandeur et décadence de BigPoint...

Discussion dans 'Le coin des bavards' démarrée par 33★Allnighter, 2 juin 2026 à 05:58.

Chère utilisatrice, cher utilisateur,

Nous vous informons que vous devez obligatoirement posséder un compte de jeu et vous connecter à celui-ci si vous souhaitez participer au forum. Nous nous réjouissons par avance de votre visite. „Vers le jeu“
  1. (...ou plus prosaïquement, vie et mort des jeux BP online)


    Bonjour,

    Pour faire suite à l'évocation de la disparition de BSGO dans un fil de discussion et sans trop en affecter le sujet initial, je propose de compiler ici ma mémoire et celle que chacun/e peut avoir à propos des jeux de BP — de nombreux joueurs DO ayant, ou ayant eu, des comptes dans plusieurs jeux de la société.


    [​IMG]


    I/ À tout seigneur, tout honneur : BSGO (BattleStar Galactica Online)

    Après une bêta lancée officiellement en février 2011, BSGO est rapidement devenu un fleuron de la flotte BP, avec plus de 2 millions de créations de compte en quelques mois. Pourtant, les problèmes ne vont pas tarder à suivre, selon un schéma bien connu, entre les divers manques (diversité, innovation, réactivité) et les franches défaillances (stratégie, évolution du gameplay et du modèle économique).

    Comme ses congénères de l'écurie BP, Galactica Online était un jeu browser-based (ie. dans le navigateur) et qui, comme eux, a rencontré des problèmes financiers / de rentabilité. Financé au départ par la publicité et les abonnements (micro-transactions), le jeu rencontre assez vite ses limites, malgré une fanbase nombreuse et fidèle, notamment à cause de la concurrence (il y a alors de nombreux jeux sur le marché, le modèle free-to-play en ligne étant en plein essor (Travian, OGame ou plus tard FarmVille).

    Mais pour de nombreux titres, le modèle économique ne génère pas suffisamment de revenus. Et pour BigPoint, il semble y avoir, en outre, un problème de développement à long terme, qui explique probablement en partie le fait que BSGO peine à innover et à rester attractif, et donc à se démarquer et retenir les joueurs face à des concurrents plus dynamiques, mieux financés.


    • Le problème des Licences et droits intellectuels

    Il semblerait que BigPoint, en fait, ne possédait pas la licence Battlestar Galactica, mais qu'elle lui était concédée temporairement via un contrat avec Universal, puis NBC. Le coût élevé de la licence, couplé à des revenus trop faibles pour équilibrer le modèle, rendent le maintien du jeu de plus en plus difficile.

    Accumulant les déficits et devant « trancher dans le vif » à brève échéance, BP est confronté à plusieurs choix stratégiques, mais sa décision est somme toute la plus logique : l'entreprise se séparera en priorité des licences onéreuses et peu rentables. Dit autrement, c'est BSGO qui va en faire les frais. C'est ainsi que les joueurs/es reçoivent un avis — à peine quelques semaines avant la fermeture — et une proposition de migration de compte vers DarkOrbit Reloaded, qui connaît également des problèmes, mais de nature différente (bots, attaques par DDoS...) pour l'essentiel.

    Dans un premier temps, dès les avertissements liminaires, le Support client a tout d'abord été progressivement réduit, puis fermé. Le jeu ayant connu de nombreux bugs et échecs majeurs de mises à jour, il devient de toutes façons assez impraticable. Ce qui précipitera finalement la fermeture définitive de BSGO, avec son annonce officielle début janvier 2019 puis après l'arrêt progressif des serveurs, l'extinction finale du jeu le 1er février 2019. Laissant parfois quelques regrets impérissables au dernier carré de fidèles...


    • Pourquoi le jeu s’est-il autant dégradé au fil des années ?

    Alors qu'il bénéficiait d'une licence populaire et d'une solide base rapidement acquise, le jeu a connu une stagnation tout aussi rapide, sûrement en partie à cause du modèle (de nombreux comptes n'étaient que des comptes d'essai gratuits) et tout simplement parce que BP n'a pas pu / su organiser ce qu'on appelle la rétention de la masse critique (ie. de joueurs/es, dont le nombre a commencé à chuter lentement, mais sûrement. Passant au-dessous des seuils de la rentabilité...

    Malgré des atouts sérieux, dont la maîtrise graphique et tactique de combats spatiaux massifs qui font alors la fierté et l'intérêt de la licence, BP choisit — peut-être un peu trop vite ? — de ne pas mettre « le paquet » sur la maîtrise technique et l'orientation stratégique, préférant de toute évidence commencer à cultiver tout ce qui viendra ensuite polluer DO à son tour, dont la monétisation de plus en plus agressive qui devient une constante.

    La critique du modèle économique et surtout de son agressivité, pour un jeu F2P / free-to-play au départ et qui prétend reposer sur les micro-transactions (petits achats intégrés), devient la chose la mieux partagée de la communauté, qui pointe notamment :
    • l'importance voire la prépondérance de plus en plus marquée des objets premium,
    • le ralentissement flagrant de la progression pour les joueurs gratuits / peu payants,
    • les limitations sur certaines activités de récolte et sur la progression elle-même.

    Au-delà des choses perceptibles et mal acceptées par la fanbase, la plupart des joueurs même payants dénoncent alors une dérive incontrôlée vers un simple P2P / Pay-to-win, ce qui n'a fait qu'accélérer le départ d’une partie de la communauté, qui devient ensuite exponentiel avec :
    • l'absence ou la rareté du nouveau contenu,
    • l'espacement de plus en plus marqué des mises à jour (et parfois leur échec),
    • la contestation permanente de l’équilibrage entre Cylons et Coloniaux,
    • la perte drastique d'activité de certains serveurs...

    [​IMG]


    • La fin de BSGO était-elle évitable ?

    Le dernier point ci-dessus, la perte d'activité des serveurs, marque le début de l'effondrement du jeu : quand la population baisse dans un jeu online (à fortiori un MMORPG / PvP), cela crée une déflation difficilement arrêtable : moins de vaisseaux et de combats = moins d’intérêt, et donc encore moins de joueurs = encore moins d'intérêt, etc.

    À cela s'ajoutent des changements chez BigPoint, pas toujours pour le meilleur. En 2016, BP a été racheté par Youzu Interactive. Dès lors, le développement de BSGO semble quasiment figé et les équipes encore dédiées au jeu, visiblement très diminuées. Si le sacrifice du jeu semble acté, reste alors le poids de la licence Battlestar Galactica, qui attend une décision.

    Un MMO sous licence doit généralement acheter / renouveler des droits afin de pouvoir utiliser le nom de la licence et continuer à l'exploiter à des fins commerciales. Mais cela suppose alors une exploitation rentable... non seulement vis-à-vis de ses propres équipes et/ou actionnaires, mais aussi afin de pouvoir justifier le maintien de la marque auprès du détenteur des droits !

    En effet, non seulement le renouvellement et/ou la conservation de la licence n’a plus de sens économiquement quand les revenus deviennent trop faibles pour l'exploitant, mais c'est aussi le cas pour le détenteur des droits, que ce soit pour une question d'image ou de prestige... ou tout simplement parce qu'il espère trouver un meilleur associé rapidement.

    Quoiqu'il en soit, tout le monde a compris (et un certain nombre de joueurs/es l'ont dit à cette époque) que si l’expiration et le non-renouvellement des accords de licence ont bien sûr scellé le destin du jeu, ou au moins joué un rôle crucial dans sa fermeture, ce qui a réellement tué le jeu est :
    • l'incapacité de BP à le faire évoluer en termes de contenu,
    • sa monétisation agressive, très mal perçue au regard du service rendu / du contenu,
    • l'absence, assez rapide, de nouveaux contenus,
    • la réorganisation de l'entreprise et les choix stratégiques de BP, dans le jeu et autour...

    • Conclusion

    Si BSGO n'était probablement plus sauvable depuis déjà très longtemps, la fermeture en 2019 a cependant été particulièrement mal vécue par le carré des derniers fidèles et plus largement de nombreux joueurs passés et encore présents à ce moment-là.

    Beaucoup considèrent, en effet, que si le jeu était imparfait et techniquement dépassé, il était également assez unique, à la fois plus accessible qu’un EVE Online (par exemple), et avec une ambiance très fidèle / jugée conforme à la série, avec notamment des batailles de flotte qu’on ne retrouvait que rarement ailleurs.

    En 2026, soit 7 ans après la disparition du jeu, il existe toujours quelques cercles d'aficionados qui entretiennent fidèlement la mémoire nostalgique du jeu — notamment autour de plusieurs projets communautaires qui recréent et tentent de faire revivre le jeu (sur des serveurs privés non officiels), preuve que la communauté Battlestar Online n’a jamais complètement disparu.




    [​IMG]


     
    Dernière modification: 2 juin 2026 à 21:07
    *L_Araignée*, CM-Tyler et modescro aiment votre message.
  2. Parmi les anciens joueurs de BSGO, beaucoup considèrent encore aujourd'hui que le jeu n'était certainement pas le pire de Bigpoint, mais probablement une des licences les plus mal exploitées, parce qu'elle avait un univers extrêmement fort, une communauté fidèle qui aurait peut-être pu survivre avec un autre modèle de développement (à condition de conserver le droit d'exploitation). Mais BP, qui a connu des ventes & reventes et donc d'inévitables revirements stratégiques, a également eu à gérer tout le catalogue — notamment en fermant des références parfois connues et appréciées.


    II/ Les disparitions notables, avant et après BSGO

    S'il en est l'emblème le plus connu, BSGO est loin d'être le seul jeu BP par navigateur à avoir fermé ses portes. Entre 2005 et 2015, BP a effectivement proposé de nombreux jeux, dans des domaines variés, qui ont connu des fortunes diverses. Parmi eux, beaucoup ont suivi ou précédé Battlestar, et une partie importante du catalogue de la société a ainsi fini par disparaître progressivement :

    • PonyRama (2010-2012)
    • RamaCity (2011-2012)
    • Kultan — The World Beyond (2011-2013)
    • AquaRama (2011-2013)
    • The Mummy Online (2012-2013)
    • Universal Monsters Online (2012-2013)
    • FantasyRama (2012-2015)
    • Battlestar Galactica Online (2011-2019)
    • Deepolis (2008-2020)
    • Rising Cities (2012-2021)

    • Pour les jeux les plus proches de BSGO, on peut probablement citer :
    • Universal Monsters Online. En 2012, ce jeu de monstres (il utilisait les monstres classiques d'Universal : Dracula, Frankenstein, etc.) apparaît avec une imagerie plus classique qu'à l'ordinaire chez BP, mais ferme dès 2013, BP expliquant (ie. avouant) qu'il y avait de moins en moins de joueurs et plus aucun nouveau contenu. Les ressources techniques / humaines ont alors été redéployées vers les jeux qui conservaient une base de joueurs plus importante.
    • The Mummy Online. Même destin que le précédent, et au même moment : faible population, peu de mises à jour et abandon rapide malgré une licence connue. C'est aussi l'époque où BP est confronté à une offensive sans précédent, notamment sur les serveurs du Mexique, tenus par des mafias et diverses camarillas qui imposent leur loi à BP (réintégration de milliers de comptes, abandon de la chasse aux bots...), qui sauve néanmoins ses serveurs et donc sa peau in extremis.
    • Rising Cities. Un des city-builders les plus populaires de BigPoint. Il a tenu presque 10 ans avant de fermer en 2021, notamment à cause du vieillissement technologique des jeux par navigateur et de la baisse progressive de la communauté, plus assez forte pour espérer inverser le cours des choses... mais qui nous rappelle utilement que seule la force de la communauté peut en avoir la force éventuelle, si elle sait se mobiliser.
    • Tous les jeux BP n'ont pas disparu... la preuve !

    Sur un forum DarkOrbit, l'affirmation de la survivance de jeux BP est nécessairement tautologique. Mais au-delà de DO qui survit de façon aléatoire et qui commence à sentir le sapin dont l'odeur est transportée sur les maps par d'inlassables trains qui ont hélas embaumés tout le jeu, il reste cependant quelques « survivants » à classer directement parmi les dinosaures du JV :
    • DarkOrbit (décembre 2006-2014) / DarkOrbit Reloaded (février 2014-2026) qui fêtera cette année les 20 ans de la licence.
    • Seafight (décembre 2006-2026), qui a probablement un problème de bots encore pire que DO (et depuis aussi longtemps).
    • Farmerama (octobre 2009-2026), toujours là même si on peut s'en étonner (beaucoup de jeux de ferme, souvent plus modernes).
    • Drakensang Online (bêta en avril, bêta ouverte en août, puis lancement en novembre 2011-2026)

    La version DarkOrbit Reloaded, lancée en février 2014, marque une refonte technologique et graphique majeure du jeu original (2006), apportant une meilleure fluidité, de nouvelles cartes, des mécaniques modernisées, de nouvelles missions... avec pour ambition affichée d'attirer de nouveaux joueurs, notamment des jeunes, tout en essayant de conserver les joueurs — déjà — anciens pour certains, avec des évolutions profondes du gameplay et, par incidence, de la philosophie du jeu.

    En décembre 2020, lorsque Adobe met définitivement fin aux MAJ de Flash, BigPoint migre certains jeux, ou du moins une version, hors de Flash (vers Unity, en l'occurrence), preuve qu'ils restaient assez rentables pour justifier l'investissement technique et financier que la manœuvre suppose. En 2026, certains jeux comme DO continuent même d'exister, encore et toujours, sur les deux versions ! (Pas pour la beauté du geste... mais parce que c'est rentable / plus rentable ainsi, cela va de soi.)


    • BigPoint en 2026, conclusion provisoire

    L'entreprise allemande, devenue chinoise en 2016, pionnière dans l'histoire du jeu vidéo en ligne, a connu plusieurs phases, des hauts et des bas successifs comme en connaissent toutes les entreprises, à l'image de la vie elle-même. Géant du secteur du jeu sur navigateur en Europe au milieu et à la fin des années 2000, avec des dizaines de millions de comptes enregistrés, BP subit divers aléas qui vont du bottage intensif au blanchiment d'argent par diverses mafias, puis est confrontée à l'arrivée des jeux mobiles, à l'émergence massive des consoles ou encore à la disparition de Flash, qui toutes ont profondément changé le marché du jeu et de sa consommation.

    Si aujourd'hui l'ascension fulgurante des années 2000 est plutôt loin derrière et qu'un certain nombre de jeux BP ont fermé, d'autres ont néanmoins survécu en se réinventant ou en se transformant progressivement, permettant finalement à BP de pouvoir compter encore sur eux en 2026, que ce soit DO ou Drakensang Online, l'un des rares gros succès de BP encore actifs...


    ❖❖❖


    Edit : Ayant manqué de temps pour proposer une synthèse plus étoffée et mieux rédigée (celle-ci ayant forcément des lacunes / absences), je repasserai de temps à autre pour compléter le texte ou en rendre la lecture plus digeste. Que chacun/e soit remercié/e par avance pour toute contribution / information / avis qui trouverait ici sa place, et que je me ferais un plaisir d'ajouter...
     
    Dernière modification: 4 juin 2026 à 18:44
  3. modescro

    modescro User

    Bjr, beau résumé et belle connaissance de BP.
    Mci pour ces infos je me souvenais plus d'un des noms.
     
    33★Allnighter aime votre message.
  4. JohnLocke

    JohnLocke User

    Bonjour,

    Y a d'autres jeux encore je me souviens plus de leur titres exactes et dont j'avais joué, quelques uns existent encore sur d'autres sites ou portails, en fait ils étaient nombreux les jeux sur BP qui étaient donc un portail de jeux important.

    Maintenant Darkorbit et il me semble Draken-Sang sont aussi sur le fameux gros portail Steam. Ce qui veut dire que BP pourrait les abandonner et les laisser tourner que sur Steam ? à voir...
     
    33★Allnighter et modescro aiment cela.
  5. Fox21

    Fox21 User

    Hello All je n'en conaissais qu'un , bel exposé comme d'habitude.
     
    33★Allnighter et modescro aiment cela.
  6. Fox21

    Fox21 User

    Si je compte bien....4....participants ou actifs sur le forum, c'est comme l'otan, la mort cérébrale.
     
    modescro et 33★Allnighter aiment cela.
  7. BA-Koda

    BA-Koda Board Administrator Team Darkorbit

    Bonjour,

    De mémoire il y a aussi Deepolis qui a fermé en 2020, une copie conforme de DarkOrbit, version sous-marin. :rolleyes:


    Cordialement,
     
    33★Allnighter aime votre message.
  8. JohnLocke

    JohnLocke User

    Ah oui Deepolis, j'avais joué et quand j'ai voulu m'y remettre il était fermé, mais depuis il a une copie sur steam, qui s'appelle autrement évidement, mais j'en suis sûr y en a ils sauront trouver^^

    Et XBlaster avec les robots, Arenas of Glory avec les gladiateurs, des jeux que j'ai joué et que j'aimais bien finalement...
     
    33★Allnighter aime votre message.
  9. Bonjour,

    Oh, oui... Deepolis !! Comment ai-je pu l'oublier, celui-là ?? :oops:

    Une petite recherche permet de préciser que BP a officiellement lancé le jeu le 17 décembre 2008, et fermé le 1er février 2020, en effet, un an après BSGO. C'était un MMORPG très proche de DarkOrbit quant à sa mécanique (avec ses 3 factions et un gameplay similaire) mais son originalité venait de ce qu'il s'agissait, non pas d'une énième saga spatiale aux confins du cosmos, mais de l'univers sous-marin d'un monde post-apocalyptique englouti.

    Il semble que Deepolis ait connu son apogée fin des années 2000 / début des années 2010, comme la plupart des jeux par navigateur, mais je ne l'ai personnellement connu que vers 2018, alors qu'il était déjà à l'agonie, et même si j'avais créé un compte pour voir de plus près de quoi il en retournait, je n'y ai jamais joué en réalité (un désert et des bots... ça vous dit quelque chose ??). Assez occupé avec DO de toutes façons, je n'avais pas l'intention de m'investir dans quoique ce soit d'autre et m'étais en réalité contenté à l'époque de suivre les débats sur le forum dédié (où comme ici il ne restait plus qu'une poignée d'intervenants...) qui me semblaient surtout être la simple anticipation de ce qui attendait DO si la direction de BP ne redressait pas rapidement la barre. Je me souviens d'ailleurs maintenant que j'avais cité ici-même le jeu (et ses débats) pour mettre en garde contre ce qui pendait au nez de DO... :rolleyes:

    PS : Il existe effectivement un « héritier spirituel » de Deepolis qui se veut plus moderne tout en restant très proche de la version originale, mais après quelques recherches trop superficielles, je n'ai pas pu déterminer si le jeu était réellement actif...
     
    Fox21 aime votre message.